décembre 7, 2021

Du bois virtuel, dont il faut se chauffer…

Par Sandra Biaggi

Si vous avez raté les Puces du Design, séance de rattrapage cette semaine avec les rééditions pop et vintage du Pop-up store Prisunic Monoprix (vous aurez bien évidemment pris soin de découvrir en apéritif, l’exposition « Le design pour tousde Prisunic à Monoprix, une aventure française » au MAD) ou encore la vente exceptionnelle d’une belle sélection de bonnes vielles pépites à des prix très attractifs de XXO, le spécialiste de la location de mobilier Design. 

Il y a des jours où, en période de pénurie de bois et conséquent de canapés – ou tout mobilier y requérant – le plastique, c’est fantastique !

En effet, ruptures de stock, allongement des délais de livraison, hausses tarifaires… les tensions sur le marché du bois commencent à toucher les consommateurs. Enfin… pas vraiment tous.
Si la « vraie vie » vous aît dure, basculez donc dans le virtuel !
À la Une du magazine L’ADN, l’enquête de David-Julien Rahmil, qui donne la tendance« le meilleur job étudiantfabricant de meubles virtuels pour les Sims ».
En effet, il semblerait que les fans du simulateur de maison de poupée sorti en 2004, dépensent des fortunes pour acheter accessoires et meubles pour leurs avatars. Le modding – prendre un produit de base ou un programme informatique et le transformer plus ou moins drastiquement pour changer ses fonctionnalités – serait ainsi promis à un brillant avenir.
Un étudiant en cinéma d’animation, cité en exemple, se transforme ainsi en artisan spécialisé en mobilier d’intérieur, sans savoir travailler ni le bois ni la ferronnerie, car ses outils à lui sont principalement des logiciels de modélisation 3D.
Et si certains joueurs cherchent des personnages différents, avec des coiffures, des mensurations ou des couleurs de peau personnalisées, d’autres veulent des accessoires et des vêtements pour leurs Sims, et d’autres encore, « enragés de l’architecture d’intérieur » désirent meubler leur aptement avec du Ikea ou bien customiser d’une touche néo-victorienne leur manoir (!!!).
En « vendant » ses mods sur Patreon, une plateforme de financement ticipatif, l’étudiant est soutenu une base qui oscille entre 900 à 1 000 personnes qui déboursent entre 2 euros et 5,50 euros mois pour accéder à ses nouvelles productions en avant-première. On vous laisse calculer… 

Un conseil, devenez vite crypto-designers ! 

« Très avantageux envers les créateurs, le système économique du modding des Sims 4 semble presque archaïque en 2021. La plut des jeux vidéo récents se revendiquant des métavers tentent eux aussi de mettre en place des outils de création et surtout une place de marché intégrée au sein même des jeux. Ces systèmes de création internalisés et souvent annexés à des cryptomonnaies et des NFT doivent garantir aux entreprises qui développent ces jeux un contrôle total du marché et de la valeur des objets virtuels. En laissant Patreon s’accaer ce marché, EA Games passe à côté du beurre et de l’argent du beurre. De son côté, l’étudiant pense que le prochain opus des Sims proposera ces outils à tous les joueurs voulant s’essayer au modding. « À tir du moment où tout le monde pourra facilement faire ce que je fais, ça perdra de sa valeur et je pense que j’arrêterai. » 

En attendant, les moddeurs peuvent continuer à créer sans contraintes. SourceL’ADN