ODP - The Only Design Party For Free & Everything You Should Know About Design In Paris Weekly
Édito Rendez-vous
Légère semaine en perspective, du bon mot au beau jeu, de l’expérimentation à la technologie, il y a de quoi papillonner dans notre capitale. Mais si vous aviez quelques dîners en ville qui vous priveraient de butinage inaugural - dîners en profondeur avec chefs d’entreprises, futurs sponsors ou start-upers que vous voudriez convaincre - il y a cette réflexion pertinente de Pathum Bila-Deroussy, designer et directeur du Design chez Bluenove, cabinet de conseil et de services en Open Innovation et en intelligence collective.
Nous vous la livrons ici, telle quelle. Elle nous a été transmise par un designer - et néanmoins ami - convaincu également que la place du design est en amont des processus d’innovation, et qui pose en substance la question « embaucher un designer : opportunité ou risque ? »…
Bon, c’est un peu long, mais qui dit que vous ne serez pas bloqués ce matin dans un RER ?




"[…] Il me parait intéressant de faire le point sur la diffusion du design au sein du monde industriel et économique, et ce particulièrement en France.

Avec l’explosion de la « pensée design », de plus en plus de grands groupes se demandent s’ils ne vont pas intégrer cette fonction ou racheter une agence, les PME et startups succombent à l’embauche de designers, et les consultants se précipitent dans la brèche à peine ouverte ! Si c’est une très bonne chose, s’acculturer au design par des « formations », externaliser régulièrement des prestations auprès d’agences ou de freelances, et « embaucher un designer », ce n’est pas la même chose ! La dernière option marque un intérêt pour intégrer cette fonction durablement, c’est un signal fort tant pour l’intérieur que l’extérieur de l’organisation, c’est un champ d’opportunité tout comme un océan de risques…

Cet article est destiné aux chefs d’entreprises, managers, recruteurs, à la recherche de leurs futurs designers !

[…] Il y a… près de 10 ans, c’était avant la crise, avant le web 2.0, … et avant la déferlante des produits bio ! Le design à la française c’était « Starck & co » côté magazine, et surtout une foule d’anonymes aux fourneaux, produisant les objets de notre quotidien à l’ombre des bureaux d’études et départements intégrés. À l’époque, le terme « esthétique industrielle » avait déjà disparu, mais dans les faits, il s’agissait toujours de cacher des éléments mécaniques en dessinant une sorte de peau signifiant à la fois les fonctions pour l’utilisateur, mais aussi les attributs d’une marque donnée. Le design est alors une exécution technique de briefs imposés, il intervient à la fin d’un processus séquentiel et les designers eux-mêmes entretiennent un véritable flou autours de leurs méthodes et savoir-faire.

C’est ce que j’ai nommé précédemment la « phase 1 du design ».

Depuis 2008-2009, tout a basculé. La crise économique s’est mélangée avec l’explosion des terminaux digitaux, qui elle-même a coïncidé avec la prise de conscience écologique. On assiste d’une part à une remise en cause du modèle consumériste du métier mais également à une explosion en sous-disciplines : design interactif par-ci, Eco-design par-là, à chaque enjeux son design. Dans le même temps la fameuse approche de « design thinking » nous est arrivée des US, le designer est devenu un « solveur de problème », et s’attaque au ré-enchantement des multiples facettes de notre monde en crise… Le stéréotype du designer seul devant sa table à dessin ou de l’agence égo-centrée cède petit à petit sa place aux fameuses « équipes pluri-disciplinaires ». On fait désormais intervenir le design du début à la fin, et on fond ses méthodes avec celles de l’ingénieur ou du marketeur, au sein d’un mode projet.

Fini les objets, on parle d’expérience et on place « l’humain au centre », c’est l’ère de la relation des individus aux marques : la « phase 2 du design », où nous sommes encore…

Aujourd’hui, quelles sont les nouveautés ?

Si les fonctions de management ont commencé à émerger dans le design il y a un moment, il y a clairement une augmentation du nombre de design managers ou de responsables d’équipe de designers. Principalement des designers très expérimentés (10/15 ans et +), et quelques profils « hybrides » issus du business ou de l’ingénierie, et passés par une école de design suffisamment longtemps pour en comprendre les spécificités. On compte sur les doigts d’une ou deux mains les quelques VP qui ont obtenus un siège au Comex de leur entreprise, bien qu’en faible nombre c’est un signe très encourageant, surtout quand on imagine le parcours du combattant doublé de traversées du désert qu’ils (et elles !) ont dû affronter.

Plus surprenant, une part croissante de designers se lance dans des parcours de recherche académique, avec pour objectif le développement d’une expertise profonde et ciblée mais aussi la structuration de la discipline, de ses méthodes, outils et pratiques. L’exigence scientifique vient renforcer la reconnaissance du métier et aide à le repenser de l’intérieur tout en enrichissant les autres disciplines à l’extérieur, ce qui est une première. Une fois encore les docteur(e)s en design se comptent sur les doigts de quelques mains, mais les unités de recherche en design se structurent, le dialogue est facilité entre recherche et industrie, et plus important encore, des problèmes et enjeux bien plus complexes peuvent désormais être abordés.

Enfin, tout récemment, on constate un nouvel engouement des designers pour l’entreprenariat, que ce soit les collectifs freelances ou les jeunes diplômés en quête de nouvelles opportunités, le nombre de startup fondées ou rejoints par des designers explose, et avec de très belles réussites !

Cette nouvelle donne, loin d’être une mode, n’est pas anodine. Certes elle incarne l’émergence des nouveaux modes de travail et des nouveaux business model comme dans les autres secteurs, mais elle démontre aussi la prise de conscience du designer dans sa capacité à générer de la valeur de manière totalement autonome, en mettant en œuvre directement son idée sans intermédiaire, ou en sachant réunir autour de lui les compétences nécessaires pour faire projet sur un temps court. Le designer sait lier le fond et la forme devant un investisseur, il sait projeter dans un futur possible, fédérer et convaincre par la représentation.

On assiste donc bien aux prémisses d’une émancipation du designer, à la fois économique (par le management), académique (par la recherche) et politique (par l’entreprenariat) : c’est la « phase 3 du design », et elle ne fait que démarrer !

Embaucher un designer, pourquoi et comment ?

Alors je vous entends déjà « belle histoire, mais à part ça ? ». Reprenons nos moutons. Vous êtes un CEO, un manager, un recruteur, bref quelqu’un prêt à intégrer un ou plusieurs designers à votre organisation (après par exemple avoir fait appel à des prestations externes pendant un certain temps). Vous vous dites surement, « pas de problème, ça ne doit pas être plus compliqué qu’un autre profil ». Erreur ! Il y a bien un « mode d’emploi », ou du moins quelques points à clarifier en amont, le designer est une de ces espèces facile à amadouer mais… retord une fois mis en cage ! Il faut donc adapter le recrutement au niveau de maturité de votre organisation face au design.

Vous commencerez donc par définir des tâches et un périmètre. Indépendamment du niveau d’expérience, on distingue à peu près trois échelles :

Innover dans le produit : étape de base pour tout designer et pour toute entreprise, on commence simple, on travaille sur du « tangible », et à partir d’un référentiel qui n’est pas si éloigné de l’ingénierie. Vous savez donc a priori manager ce rôle. Innover dans la relation client : en explosion actuellement, plus expert car il faut gérer les interactions invisibles avec les multiples parties prenantes, avec un référentiel relativement proche du marketing, vous savez donc aussi gérer ce rôle. Innover dans l’organisation : très peu développé, bien plus complexe car nécessite une vision systémique et une bonne connaissance du monde de l’entreprise, il s’agit le plus souvent de rôles hybrides « design + business ou ingénierie », avec aujourd’hui aucun référentiel établi.

Ici vous l’aurez compris, en fonction de votre niveau de maturité horizontale, plus vous élargissez le périmètre d’action du designer plus son action dans l’organisation sera diversifiée et plus les enjeux qu’il manipulera seront complexes. Dans un second temps, vous vous poserez la question du raccordement de la fonction design à votre structure, et des moyens alloués en termes de management, on peut discerner trois niveaux : Le designer technicien : rattaché à une équipe, ou un projet, c’est la posture historique d’exécutant que l’on retrouve particulièrement de 0 à 3 ans d’expérience. Le designer a une forte connaissance sectorielle (mobilier, interfaces, automobile, packaging, …), notamment des enjeux techniques orientés vers la faisabilité. Le designer chef de projet : rattaché à un département (marketing, R&D, innovation, communication, …) ou à une BU, c’est la posture en fort développement actuellement, où le designer met d’abord en avant ses outils et méthodes transverses, et dans un second temps une expertise sectorielle spécifique. Il manage par la médiation via ses productions. Le designer stratège : rattaché à une direction, avec un haut niveau de sponsoring du top management et éventuellement une équipe à piloter, son rôle est de diffuser largement la méthode design dans l’organisation (projets, centre de services, formations, …). Un rôle nécessitant une expérience très diversifiée et une forte personnalité.

Ici, en fonction de votre niveau de maturité verticale, plus vous augmentez le potentiel d’action du designer, plus son intervention dans l’organisation sera profonde et plus la transformation culturelle consécutive sera pérenne.

Là, vous marquez un temps d’arrêt et vous vous dites « transformation culturelle » ??

Vous vouliez seulement un designer, et non révolutionner votre entreprise ? Oups…

En effet, intégrer la fonction design au sein de votre organisation sera incontestablement source d’opportunités d’innovation pour vous, et ce on l’a vu, à de multiples échelles organisationnelles. Mais ceux qui l’ont expérimenté savent également qu’un risque consécutif à l’impact du design ne doit pas être négligé : le pouvoir de transformation !

Plus vous ancrez le design dans votre organisation, que ce soit horizontalement ou verticalement, plus vous augmentez les chances d’innover de manière rupturiste, mais plus vous augmentez aussi les risques de disrupter votre propre entreprise, l’un ne va pas sans l’autre ! Cela est dû au caractère systémique intrinsèque au design.

C’est pourquoi si vous souhaitez l’intégrer durablement, il faudra procéder par étapes, comprendre ces risques, et évoluer en fonction de la maturité de votre organisation, afin d’éviter tout rejet du greffon !

3 paliers d’intégration du design au sein d’une organisation :

Niveau 1 – Le design pour manager : De par sa pratique, ses outils et méthodes, le designer incarne trois rôles : celui qui a un regard critique, qui remet perpétuellement en cause (il questionne) celui qui indique des voies à suivre, qui émet un avis sur les choix à faire (il propose) celui qui fait, qui formalise et représente (il concrétise) Il maitrise ainsi autant le « thinking » que le « doing », et ce qu’il soit jeune diplômé, ou manager chevronné ! Je ne connais aucun designer qui ne pense pas avant de formaliser, et aucun manager qui n’a pas toujours au cas où, un photoshop ou un illustrator sous la main pour produire un livrable ! Ainsi grâce à cette faculté de représentation, même dans des tâches purement techniques et appliquées, le designer manipule les perceptions, il influence la compréhension du contenu par la forme donnée au contenant. Ce pouvoir loin d’être anodin, est clé ! Car il rend le moindre designer « technicien exécutant » capable d’influencer des décisions managériales ou stratégiques par sa simple action sur les représentations. Loin d’être négative, cette faculté est au service des nouveaux modes de travail collaboratif, elle permet de créer des objets intermédiaires, qui servent par exemple de facilitateurs dans des réunions, de médiateurs au sein d’équipes projets, ou encore de stimulateurs pour la créativité des employés. Intégrer un designer, c’est donc prendre un risque, celui de se confronter à une remise en cause de la façon dont on travaille dans votre organisation. Cette faculté rend le designer, de fait, manager, au sens où ce n’est pas lui directement qui fédère ses pairs, mais parce qu’il passe par ses représentations pour articuler leurs interactions au service d’un projet donné. Embaucher un designer pour simplement « exécuter » un brief est donc devenu un non-sens, à la fois en termes de potentiel de création de valeur gâchée, mais aussi parce que vous contribuerez à son mal-être dans l’organisation. Que ce soit au sein d’un projet ou d’une équipe, le designer joue avant tout un rôle de médiateur, donc managérial par essence, le comprendre et l’accepter, c’est atteindre le premier niveau de maturité : Le design comme fonction de management.

Niveau 2 – Le design pour repenser : Etonnement, le processus de design (créativité) est très similaire à celui de la recherche scientifique (découverte) : une première phase d’analyse et de recherche (qu’elle soit bibliographique, terrain, …) une seconde phase d’idéation et de construction d’hypothèse (modélisation, itération, …) une troisième phase de mise en œuvre d’expérimentations (protocoles, prototypes, …) Par le recours à la représentation, notamment des prototypes tangibles à tester auprès d’utilisateurs, le design fluidifie le pont entre recherche et industrie. Il aide à incarner les connaissances à tester dans des expériences à vivre concrètes, il aide à « désiloter » les chapelles académiques en faisant dialoguer les chercheurs autour des usages finaux. À ce stade, il devient concepteur non plus de produits, de services ou d’expériences, mais de nouveaux outils, de nouvelles méthodes, et de nouveaux processus qu’il peut ensuite partager avec les autres parties prenantes de l’entreprise parce qu’ils sont transverses et génériques. En repensant les outils et méthodes il invite ainsi à repenser l’organe de production de l’entreprise, la façon dont les choses sont imaginées puis développées. Sa posture d’expert de rien mais fédérateur de tous, longtemps décriée, cette habitude au détournement, à la ré-appropriation et à la détection des signaux faibles extérieurs, contribue à orienter l’organe de conception vers de nouveaux référentiels : exit le seul focus sur l’efficience mécanique ou la performance financière, on est désormais influencés par l’utilisateur final, par les contraintes écologiques, par les nouvelles valeurs et enjeux sociétaux.

Intégrer un designer, c’est donc prendre un risque, celui de se confronter à une remise en cause de la façon dont on produit et conçoit dans votre organisation.

Cette faculté fait du designer un expert non pas sectoriel mais méthodologique. Il conçoit notamment les outils sur-mesure permettant de concevoir ensemble au sein d’un contexte donné, de vulgariser afin de s’ouvrir à de nouvelles parties prenantes, ou encore de faciliter la prise de décision.

Embaucher un designer et lui imposer dès le départ des méthodes et processus établis est contre-productif, surtout s’il perçoit, avec son prisme de compréhension, qu’une manière de fonctionner différente serait plus appropriée. Il est préférable de lui laisser le temps de découvrir, de questionner et d’analyser, de voir son action comme une opportunité de changer des habitudes dépassées, et de proposer des alternatives. Il peut ainsi jouer un rôle de facilitateur au service de la « recherche & développement » de votre organisation, le comprendre et l’accepter, c’est atteindre le second niveau de maturité : Le design comme fonction de recherche.

Niveau 3 – Le design pour changer : Pour comprendre ce dernier palier, on peut rapprocher le designer d’une figure similaire : l’entrepreneur. Les deux profils possèdent une proximité forte dans leur façon de faire des choix : Entrepreneurs et designers se fient à leur intuition pour guider leurs actions Entrepreneurs et designers répliquent en continu des modèles par analogie Entrepreneurs et designers alternent réflexion et action par itérations rapides Plus la culture et les connaissances sont grandes, plus le potentiel créatif sera grand, et cela concerne l’entrepreneur comme le designer. En d’autres termes plus la base de données est grande, diversifiée et richement interconnectée, plus les chances de détecter des signaux faibles, de les comparer pour en déduire la pertinence, et de les combiner pour créer de la valeur nouvelle sont grands ! Et cela prend tout son sens lorsqu’il s’agit de faire un choix : plus vous avez de matière et de contenu pour l’objectiver, plus votre décision sera précise et argumentée. À ce stade, le design n’évoque plus une activité ou une fonction, mais une véritable posture prônant l’alimentation perpétuelle en contenus et connaissances en vue d’une réutilisation ultérieure.

Le mantra est simple : « plus je nourris mon esprit, plus j’ai de chance de faire les bons choix et de prendre les bonnes décisions. C’est donc une attitude quotidienne d’écoute attentive du monde, de ses mouvements et fluctuations, tendances et évolutions, cette fameuse « empathie » générale quasi-méditative, envers les autres, envers son environnement, et surtout envers soi-même.

Il n’y a plus de distinction entre les jours de travail, les pauses, les week-ends et les vacances, vous y pensez tout le temps car cela s’est confondu avec votre propre vie.

C’est également, de par la prise de conscience des nouveaux enjeux systémiques et complexes auxquels l’humanité est confrontée, une posture qui devient plus engagée et presque militante. Ayant compris le caractère inter-relié des problèmes et des solutions, le designer a considérablement élargi son champ d’action, il vient changer, transformer, parfois hacker l’organisation pour la rendre viable face aux nouveaux défis, quitte à ne pas évacuer l’idée de la faire disparaitre si nécessaire ?

Intégrer un designer, c’est donc prendre un risque, celui de se confronter à une remise en cause argumentée et légitime des décisions prises dans votre organisation.

Cette faculté fait du designer une sorte d’intrapreneur permanent, qui ose aller là où il ne faut pas, ouvre les portes qu’on ne lui a pas demandé d’ouvrir, et sort du sentier pour créer une nouvelle proposition de valeur, un nouveau modèle de distribution ou une nouvelle structure de coûts. Il conçoit désormais des programmes éducatifs, des business models, des politiques publiques, et potentiellement, il ne s’arrête… jamais.

Embaucher un designer et lui demander d’innover sans rien transformer, ce n’est pas possible. Cadrer et canaliser le changement, ce n’est pas possible non plus. À ce stade, il faut un haut niveau de confiance, de sponsoring et de délégation, vous recrutez une personne avec une vision et une motivation phénoménale pour la mettre en œuvre. Son rôle est d’entreprendre au sein même de votre organisation, le comprendre et l’accepter, c’est atteindre le troisième niveau de maturité : Le design comme fonction de transformation.

Qui ne risque rien, n’a… rien : À l’heure où l’on nous martèle l’uberisation, la décentralisation, la désintermédiation, où l’on vous dit que les barrières à l’entrée ne vous protègent plus, que votre business peut mourir du jour au lendemain, qu’un « gars dans son garage » peut vous détrôner…

Embaucher un designer donc, c’est une foule d’opportunités tout autant qu’un cortège de risques ! Mais pour anticiper ces transformations, les prendre de court, et évoluer avec elles sans les subir, n’est-ce pas un risque souhaitable, voire indispensable ? « Intrapreunariat », « startup studio », « corporate hacking », « excubation », tous ces nouveaux buzzwords traduisent bien la prise de conscience que le « faire autrement » est devenu un mal nécessaire, bien plus prometteur que l’inertie.

Intégrer vs. Essayer

Tout d’abord, je souhaite dire aux chefs d’entreprises, CEO et entrepreneurs, qui hésitent encore à expérimenter le design « Allez-y mais sans demi-mesure, faites le pari jusqu’au bout ! » Osez-vous investir jusqu’à intégrer formellement le design à votre organisation ! Former vos collaborateurs, les acculturer au design ? Oui c’est possible, mais vous n’en ferez jamais des designers opérationnels pour autant, à moins de les faire passer dans un programme de formation en 5 ans à plein temps avec deux années minimum dédiées aux seules techniques de représentation, c’est peine perdue. Ils manqueront toujours du savoir-faire nécessaire pour aller suffisamment loin dans la conceptualisation et la concrétisation, et vous ne pourrez pas dissocier la réflexion (en interne) de la réalisation (externalisée) sans perdre la moitié de la valeur au passage. Vous n’avez plus le temps d’essayer à tâtons, sur un projet, avec un externe, vos concurrents s’y sont surement déjà mis, et vous n’êtes pas là pour suivre le troupeau mais bien le prendre de court… avec méthode !

Collaborer vs. Contrôler

Ensuite, je souhaite dire aux managers, chefs de projets, collaborateurs qui voient l’arrivée d’un designer comme une boite de pandore, vous avez… raison ! Mais encore une fois, c’est une bonne chose. Il empiétera sûrement sur votre périmètre, aura des idées en dehors de sa « feuille de mission », donnera l’impression de tout ramener à lui dans sa démarche de synthèse. Il est tentant de vouloir cadrer, circonscrire, ou contrôler l’activité « débordante » du designer, mais tout ce que vous réussirez à faire c’est étouffer les opportunités et augmenter les frictions, mieux vaut donc profiter de la vague pour avancer avec, plutôt que l’affronter de plein fouet. Ceux qui ont un chat à la maison le savent, vous aurez beau lui dire de ne pas faire ceci, ou d’aller par-là, il vous regardera attentivement puis… fera tout autre chose. Eh bien un designer, c’est pareil ! Alors quelles solutions pour que ça se passe bien ? Offrir un cadre ouvert et laisser faire (ça ne veut pas dire qu’il décide mais qu’on le laisse proposer), piloter par le challenge et le défi, ou encore en embaucher plusieurs en même temps : il n’y a pas de meilleur manager pour un designer… qu’un autre designer.

En sommes travailler avec un ou des designers, c’est comme une danse, il s’agit de suivre le mouvement, d’écouter et de réagir, de s’exprimer et de se nourrir mutuellement sans penser qu’il est une menace, mais bien une opportunité de penser différemment.

Comme le dirait Edgar Morin, la complexité du monde est un défi à la connaissance, à la pensée, et à l’action. Notre ennemi principal est en nous.

Eveiller vs. Imposer

Enfin, je souhaite dire à mes collègues designers, qui sont confrontés tous les jours aux difficultés de progression au sein d’une organisation, et qui se disent qu’au fond « être son propre patron serait plus simple », luttez, résistez ! Vous êtes sur la bonne voie. Toutefois il ne s’agit pas de le faire n’importe comment. La nature de nos activités, leurs conséquences, notre rôle et ses enjeux, nous imposent une constante remise en question individuelle, un perpétuel apprentissage, et donc une écoute et une attention de chaque instant envers l’autre.

Le paradoxe de notre métier est justement celui de la combinaison entre transgression et cohésion, celui de la confrontation entre intuition personnelle et projet social, il nécessite une profonde bienveillance et une humilité assumée. Notre rôle est primordial certes, c’est celui de (re)créer du lien, de l’interaction entre les écosystèmes et les individus, de repenser une grande quantité de modèles obsolètes, de projeter nos pairs dans des futurs souhaitables qu’il faudra bâtir ensemble, mais la « casquette du designer » ne doit jamais se suffire à elle-même.

Le design n’est pas « forcément bon par définition », ce n’est pas un étendard que l’on brandit pour justifier ses choix. Sa pertinence se construit jour après jour, brique après brique, son authenticité est composée de l’ensemble des actions individuelles de chaque designer.

C’est donc bien notre devoir de « faire corps », et de mettre tous nos efforts pour devenir ce « tout qui est plus grand que la somme des parties ».

Ce rôle de défricheur et de perturbateur, mais aussi cette posture fédératrice et créatrice, peuvent simplement être à la base d’une forme d’éthique personnelle : s’engager à toujours œuvrer pour rendre ce monde plus simple, plus juste, et pourquoi pas… plus beau.

Envie de poursuivre la discussion ? Écrivez à pathum.biladeroussy@bluenove.com
Alors enjoy et surtout take care !
D.R.A.
contact@theodpletter.com
Déco Matières mardi 28 février - 09h
Invitation Petit-déjeuner « Déco Matières » pour découvrir les nouveautés et collections de panneaux décoratifs muraux (Feuilles de pierre, Mosaïques de bois, MDF sculptés, Carrelages muraux 3D, Béton 3D, Plaques Wall3D, Plaques en fibre de bois, Plaque en fibre de cannes à sucre, Moucharabieh, Plaques 3D composites, Sublimation d’image…) et œuvres décoratives.
Décorateurs, agenceurs, menuisiers, professionnels de la rénovation et de la décoration, journalistes… sont les bienvenus !
Villa Loft ArtEnDéco - 23 rue de la Croix de l’Épinette - Les Lilas - 93 (M° Mairie des Lilas)
The Good Concept Store mardi 28 février - 17h30/20h
Inauguration de « The Good Concept Store » au nouveau Printemps de l’Homme.
Laurent Blanc, éditeur et fondateur du premier magazine masculin hybride business & lifestyle « The Good Life », invite à découvrir le nouveau concept-store du magazine.
« The Good Concept Store » : l’idée est celle d’une boutique dans laquelle on a envie de tout acheter : high-tech, mode, mobilier contemporain rare, tirages photo, maquettes de voitures et de bateaux, vins étrangers, beaux livres…
Sur invitation.
Printemps de l’Homme/3e ét. - 64 bd Haussmann - Paris 9 (M° Havre-Caumartin)
Une autre mode ? mardi 28 février - 18h/20h
Conférence publique de l’IFM « Une autre mode ? Le marché de la fripe aux XIXe et XXe siècles ».
Sur inscription : http://www.ifm-paris.com/fr/ifm/mod…
5€ de frais de participation.
Déjà présent au XVIIIe siècle, le commerce de la fripe prend au XIXe siècle une autre échelle commerciale et devient un espace central de la fabrication des identités dans une société où les apparences vestimentaires se réinventent … Manuel Charpy, agrégé d’arts appliqués et docteur en histoire, est chargé de recherche au CNRS / IRHIS Université de Lille.
IFM/Cité de la Mode et du Design - 36 quai d’Austerlitz - Paris 13 (M° Gare d’Austerlitz)
Game mardi 28 février - 18h/21h
Inauguration de l’exposition « Game, le jeu vidéo à travers le temps » (01-03/27-08).
À l’image du cinéma ou de la télévision, le jeu vidéo fait désormais partie du top 10 mondial des industries culturelles avec ses Mario, Pac-Man et autre Lara Croft, un média si populaire qu’il se balade même dans nos poches avec Candy Crush Saga ou Pokémon Go sur mobile. Cette histoire du jeu vidéo est à l’honneur avec Game, exposition inédite présentée à l’espace Fondation EDF.
Sur invitation.
Espace Fondation EDF - 6 rue Récamier - Paris 7 (M° Sèvres-Babylone)
« Entendu au Bon Marché par Loïc Prigent » mardi 28 février - 20h30
Cocktail « Entendu au Bon Marché par Loïc Prigent » (25-02/02-04) sur invitation.
Dans un espace entièrement blanc, comme une page d’écriture, T-shirts, mugs, casquettes, tote bags, crayons, torchons, briquets, cartes postales, allumettes, boules à neige… imprimés de phrases noires « Entendues au Bon Marché Rive Gauche par Loïc Prigent » composent une installation sobre et efficace.
Loïc Prigent a l’oreille fine et sélective. Les choses entendues qu’il a glanées au Bon Marché Rive Gauche font l’objet d’une exposition inédite : « Entendu au Bon Marché » par Loïc Prigent. Jolie manière de constater que, s’agissant du langage, drôlerie et créativité sont des dons largement partagés !
Le Bon Marché Rive Gauche - 24/38 rue de Sèvres - Paris 7 (M° Sèvres-Babylone)
Minimalist Room Girls mercredi 1er mars - 20h/22h
Soirée inaugurale « Minimalist Room Girls » (01/08-03) de Sarah Weis dans une junior suite de l’hôtel Maison Champs-Élysées.
Minimalist Room Girls est le troisième Fashion Show de l’artiste américaine Sarah Weis qui crée de nouveaux formats de présentation de mode sous forme de performance. Après les boys et les pearls c’est au tour des girls. Ses installations sont toujours en dialogue avec l’espace et forment une matière hybride ou la mode entre en correspondance. Les designers de vêtements et d’accessoires Rebirth Garment, Marina Fini, Maegan Stracy et Drapés by Ashley Scott sont ses complices pour cet événement qui clos le cycle commencé lors de la Fashion Week homme de janvier 2016.
Sur invitation.
La Maison - Champs-Élysées - 8 rue Jean Goujon - Paris 8 (M° Champs-Élysées Clemenceau)
Sifas jeudi 02 mars - 10h/16h
Invitation Presse pour l’ouverture du nouveau showroom parisien Sifas, mobilier d’extérieur design.
Sifas - 40 bd Malesherbes - Paris 8 (M° St-Augustin)
Évasion exquise jeudi 02 mars - 09h/13h
Présentation Presse des collections Printemps-Été 2017 Home Autour du Monde.
Serge Bensimon présente, à cette occasion, sa nouvelle collection pour les peintures Ressource : 12 nouvelles teintes inspirées de ses voyages à travers le monde.
Home Autour du Monde - 8 rue des Francs Bourgeois - Paris 3 (M° St-Paul)
Labrador jeudi 02 mars - 09h/12h
Inauguration Presse de la première boutique Labrador en France.
Marque Thaïlandaise, Labrador propose une large sélection d’accessoires hauts de gamme et design en cuir dans différents univers tels que le voyage, le bureau, la papeterie, dans une démarche éthique et écologique.
Labrador - 28 rue du bourg Tibourg - Paris 4 (M° St-Paul)
Studio Blumenfeld New York 1941-1960 jeudi 02 mars - 18h30/22h30
Inauguration de l’exposition « Studio Blumenfeld New York 1941-1960 - l’Art en contrebande » (03-03/04-06), dévoilant près de deux cents œuvres, dont une trentaine de clichés inédits du photographe Erwin Blumenfeld, scénographiée par Vasken Yéghiayan. Parcours officiel du Mois de la Photo du Grand Paris.
Une exposition sélective - hors cadre, hors échelle - produite par La Cité de la Mode et du Design, mettant en évidence la relation d’Erwin Blumenfeld avec la presse de mode et de beauté comme Harper’s Bazaar, Vogue, Look, Life, Cosmopolitan ainsi que celle qu’il entretenait avec la publicité.
Dès l’entrée de la Cité, une invitation à découvrir le cheminement artistique du génie photographique, sa constante soif d’exploration et sa recherche d’une identité par la photographie couleur qui, dans les années 40 et 50, allait influencer l’Amérique.
En présence des commissaires : Nadia Blumenfeld Charbit, petite-fille du photographe, & François Cheval, assistés d’Audrey Hoareau.
Sur invitation. Nous la demander : contact@theodpletter.com
Cité de la Mode et du Design - 34 quai d’Austerlitz - Paris 13 (M° Gare d’Austerlitz)
Nouvelles technologies et Design entre France et Italie jeudi 02 mars - 19h
Le 2 mars 2017 est la date choisie pour célébrer la « Journée du design italien dans le Monde » : au même moment, dans 100 sièges de la culture italienne dans le monde, 100 « Ambassadeurs » du design italien raconteront projets ou approches d’excellence, en mettant en exergue des innovations technologiques ou artisanales du pays visité.
L’Institut culturel italien accueille Denis Santachiara, créateur original, souvent à la frontière entre art et design - il intègre depuis longtemps l’impression 3D dans la production, au point d’avoir forgé le concept de « Download Design » - et François Brument, diplômé de l’ENSCI qui a fait du numérique son médium de création.
L’échange entre les deux designers permet une compréhension des approches qui différencient l’Italie et la France autour des nouvelles technologies et, en particulier, du processus de fabrication 3D.
Conférence sur inscription : giulia.gentile@esteri.it
Instituto Italiano di Cultura - 50 rue de Varenne - Paris 7 (M° Rue du Bac)
4e Nuit du Générique jeudi 02 mars - 19h30
La Nuit du générique présente des génériques de films et de séries en présence d’acteurs phares du motion design et du cinéma ; animée par Laure Chapalain et Alexandre Vuillaume-Tylski.
L’invité d’honneur de cette édition 2017 sera l’américain Randy Balsmeyer, créateur de génériques travaillant régulièrement avec les frères Coen, Spike Lee, ou encore Jim Jarmusch. Deux projections, l’une sur les génériques politiques, l’autre mettant à l’honneur les œuvres de l’invité Randy Balsmeyer, montrent la diversité des productions réalisées dans le monde. Un prix Rosalie sera remis au meilleur générique de film français de l’année 2016. Des génériques d’étudiants (GOBELINS, l’école de l’image - Paris et l’ESAV - Castres) ponctuent la soirée.
Entrée libre dans la limite des places disponibles. Inscription sur : http://billetterie.forumdesimages.f…
Le Forum des Images/Forum des Halles - 2 rue du Cinéma - Paris 4 (M° Les Halles)
Expériences Mode jeudi 02 mars - 19h30/21h30
Avec l’exposition « Expériences Mode », Olivier Guillemin invite à porter un nouveau regard sur quelques unes de ses créations d’un hier audacieux, devenu par la magie de l’intuition créative, un aujourd’hui très contemporain…
Une présentation de ses collections (1984/1997), mise en espace avec des œuvres d’Olivier Védrine et twistée avec la complicité de Robin Thoby & Adrien Pailliez, stylistes formés au Studio Berçot, témoigne de la vision prospective d’Olivier Guillemin et de son approche personnelle de la mode actuelle.
L’exposition décline en 28 silhouettes des expériences de couleurs et de matières : Expériences Rouge, Expériences Noires métal ou néon, Expériences Multico.
Vente exceptionnelle des archives des collections Olivier Guillemin - vendredi 03 mars - 13h30/18h30.
Sur invitation
Joyce Gallery Paris - 168/173 galerie de Valois - Paris 1 (M° Palais Royal)
Urbanisation contemporaine vendredi 03 mars - 19h30
Vernissage autour du photographe Christophe le Toquin, « Éléments d’une typologie de l’urbanisation contemporaine d’un village français de deux mille huit cent trente neuf habitants ».
À l’occasion de la parution du 10e et dernier volume de sa série consacrée à l’urbanisation d’un village français développée depuis 2010, Volume accueille Christophe le Toquin pour une exposition témoignant de l’évolution d’un morceau du paysage français.
Librairie Volume - 47 rue Notre Dame de Nazareth - Paris 3 (M° Strasbourg St-Denis)
« Les années Goutte d’Or, 1977-1987 » samedi 04 mars - 17h
Vernissage de l’exposition de photos de Jean-Claude Larrieu « Les années Goutte d’Or, 1977-1987 » (04-03/29-04).
Nouvel espace dédié aux arts décoratifs du XXe siècle à nos jours, et aussi largement à la photographie, pour cette première exposition à travers les photographies de Jean-Claude Larrieu, la galerie rend hommage à la ville lumière et à l’énergie d’un de ses quartiers à l’histoire des plus atypiques.
Galerie Patrick Goutknecht - 78 rue de Turenne - Paris 3 (M° St-Sébastien Froissart)
“Up On Through” samedi 04 mars - 13h/15h
En avant-première de son exposition “Up On Through”, la Galerie Wallworks invite à rencontrer l’artiste américain Rime autour d’un brunch (Réservation indispensable : olivier.gaulon@gmail.com)
Pour son retour à la Galerie Wallworks, Rime débarque de New York à Paris pour investir les lieux transformés pour l’occasion en laboratoire. Toujours en quête de sensations et d’expérimentations plastiques, sans délaisser les outils traditionnels de la peinture ou de l’art urbain comme la brosse ou la bombe, Rime peint aujourd’hui avec de nouveaux outils qui renforcent la dimension de violence contenue de son style.
Galerie Wallworks - 4 rue Martel - Paris 10 (M° Bonne Nouvelle)
Quand la nature prend forme samedi 04 mars - 17h30/22h
Vernissage de l’exposition d’aquarelles de Randa Massot « Quand la nature prend forme » (01/31-03), photos de petites créatures organiques aux personnalités vives et des aquarelles de paysages imaginaires.
L’amour de la nature, de son harmonie, de ses textures et de son charme motive une partie des œuvres dans une quête vers ce qui nous émeut.
Café Côté Canal, 5 quai de Seine - Paris 19 (M° Stalingrad)
Six soleils samedi 4 & dimanche 5 mars - 16h
Programmation autour de l’exposition « Six soleils » de Morgane Tschiember au MAC VAL
Samedi 4 mars - 16h :
« Valise », œuvre sonore d’Emma Dusong. Invitée par Morgane Tschiember, Emma Dusong présente « Valise », une œuvre sonore de 2012 activée par une déambulation chantée, composée et écrite par l’artiste.
- 17h :
« Coalition », spectacle de Mylène Benoit et Frank Smith. Concordan(s)e est une rencontre inédite entre un chorégraphe et un écrivain qui ne se connaissent pas au préalable. Mylène Benoit, chorégraphe et Frank Smith, écrivain vont découvrir leurs expériences respectives, cheminer ensemble pour nous dévoiler le fruit de leurs échanges, une création entre le geste et le mot. Coalition, une pièce chorégraphique, textuelle et musicale, soulève une série de questionnements afin de concilier le corps de la danse et le corps de l’écriture.
Dimanche 5 mars - 15h30 :
Rencontre avec Matthieu Gounelle, prof. au Museum National d’Histoire Naturelle de Paris, membre de l’Institut Universitaire de France, autour de l’exposition « Six Soleils » de Morgane Tschiember. Gratuit.
- 16h30 :
Concert de Richard Pinhas avec Milosh Luczynski, artiste vidéaste. Gratuit, sur réservation : reservation@macval.fr Attention, la capacité d’accueil dans la salle d’exposition est limitée.
- 17h30 :
Concert de Martin Rev avec Divine Enfant, artiste vidéaste. Gratuit, sur réservation : reservation@macval.fr
MAC VAL - pl. de la Libération - Vitry S/Seine 94
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