ODP - The Only Design Party For Free & Everything You Should Know About Design In Paris Weekly
Édito Rendez-vous
Il fut le premier à « représenter, promouvoir et fédérer le design et ses acteurs grâce à une approche éditoriale mêlant intelligence, rigueur, humour et éthique ».
il a fait de Design fax l’hebdomadaire de référence du design en France.
Jean-Charles Gaté s’est éteint la semaine passée.
L’ODP doit ses premiers numéros colorés aux pages télécopiées. Quatorze ans que nos tailles réduites se cotoyaient dans les showrooms parisiens, les biennales internationales, les vernissages italiens, les conférences capitales, les débats sans fin.
Et que la rencontre fut belle ! À table et en rires.
L’idole s’envole, les écrits restent…




Et parce que la relève est assurée par le nouveau directeur de publication et qu’il aurait apprécié la transition des cieux aux profondeurs, nous poursuivons dans cet édito, encore et toujours, la révélation de talents innovants au travers de la designer Sandra Rey.

Après avoir baigné dans le monde de l’innovation et des nouvelles technologies entre un Master en Design d’interaction à Strate, un stage chez Microsoft puis un autre dans la prospective chez PeclersParis, et rejoint l’ESCP Europe à Madrid pour un cursus d’Entrepreneuriat social.

Freelance à ses débuts, elle présente déjà à des dirigeants d’Orange et autres gros requins industriels, des prototypes pour l’entreprise de demain comme une salle de brainstorming qui génère des images en fonction des mots prononcés.

Stagiaire chez Sensorit - start-up de domotique, elle pose les bases de Facteo, le smartphone qui depuis 2015 facilite la tournée des facteurs dans la gestion des procurations et la signature des recommandés.

Elle rédige son mémoire sur l’amélioration du parcours de santé via le big data et les objets connectés.

En 2013, elle remporte le prix Artscience avec un concours sur la biologie synthétique. C’est en réalisant un devoir d’étudiant qu’elle tombe sur un reportage sur les poissons des abysses, nez à nez avec la bioluminescence. La réflexion a été simple et directe : ces poissons sont capables de produire de la lumière sans électricité et possèdent donc la solution aux problématiques écologiques et économiques de l’éclairage.

Au même moment, une loi sur l’interdiction d’éclairage des vitrines de nuit passe en France. Concevoir un système d’éclairage bioluminescent, lui apparait donc l’alternative idéale pour répondre aux enjeux des marques.

Ainsi naît Glowee !

« Glowee, c’est la mer qui nous éclaire. Une source de lumière vivante, qui fonctionne sans consommer d’électricité, et en émettant peu de pollution lumineuse et de CO2 ». « Cette lumière est bioluminescente. La bioluminescence est une réaction chimique, régie par un gène, qui se produit chez de nombreux organismes vivants, vers luisants, lucioles, champignons, ou encore 90% des organismes marins, planctons, méduses, calamars, poissons. Chez Glowee, nous utilisons des séquences d’ADN qui viennent de bactéries vivant en symbiose chez les calamars. Ces bouts d’ADN sont insérés dans des bactéries communes de laboratoire. Un travail d’ingénierie pour les rendre bioluminescentes et performantes est alors réalisé. Une fois que les meilleures bactéries sont développées, nous les faisons se reproduire pour créer la matière première bioluminescente. La solution biologique est ensuite insérée dans une coque en résine organique et biodégradable, dont la forme peut être complètement personnalisée. »

« Glowee ne permet pas seulement de repenser à la manière dont on consomme la lumière, mais également à la manière dont on produit de nos jours pour être durables. Glowee, c’est une lumière tout droit venue de la nature, à la croisée entre le biomimétisme et la biologie synthétique, prête à révolutionner notre manière de produire, de consommer et de s’illuminer. »

« Utiliser de la matière première vivante pour des usages quotidiens est en soi déjà un véritable progrès Green, puisque l’on n’épuise pas les ressources naturelles, tout en permettant des infrastructures légères, émettant peu de gaz à effet de serre. Chez Glowee, nous cultivons notre lumière. Le second aspect évidemment intéressant sur le plan écologique est l’autonomie en électricité du système, ainsi que son autonomie en terme d’installation, qui là aussi, participe à la réduction d’émissions de CO2. Pour finir, Glowee est une lumière naturelle, qui a la propriété de ne pas émettre de pollution lumineuse, c’est-à-dire que ce type de lumière existant dans la nature ne perturbe pas les écosystèmes en place, contrairement à la lumière électrique qui dérègle par exemple la migration des oiseaux ou encore la reproduction des insectes. »

« Les avantages écologiques forment une suite vertueuse qui s’explique par l’inspiration directe de la nature : l’usine la plus propre et durable qui puisse exister. »

En 2015, elle est invitée à New York lors de la signature de la COP21 à rencontrer Hollande, Fabius et Hulot. Est reçue en Corée, au Liban, chez Google… Décroche ses premiers fonds (des dollars canadiens, hein, vous noterez que ce ne sont aps des euros…) à l’Elevator World Tour - concours de start-up. Expose ses installations éphémères au Palais de Tokyo pour une conférence TED ou encore à la Nuit Blanche de 2016. Est primée par le MIT parmi 10 innovateurs français de moins de 35 ans et reçoit les grands Prix du Genopole et de l’innovation de la Ville de Paris.

Aujourd’hui, après des années de recherches, Glowee entre en phase d’exécution et devrait bioéclairer ses premières vitrines de boutiques (marques de luxe dans un premier temps…) d’ici la fin de l’année. Son objectif pour 2018 étant l’éclairage urbain !

En France, on n’a pas de pétrole, mais des idées… lumineuses !
Alors enjoy et surtout take care !
D.R.A.
contact@theodpletter.com
Cassina mardi 14 mars - 09h30/17h30
Ouverture de Cassina Rive Droite en présence de Patricia Urquiola, D.A. de Cassina.
CAssina Rive Droite - 129 rue de Turenne - Paris 3 (M° Filles du Calvaire)
Made in Design mardi 14 mars - 10h/17h
Présentation Presse de la sélection exclusive printemps-été 2017 de Made in Design.
Sur invitation.
Made in Design - 103 rue Réaumur - Paris 2 (M° Sentier)
Mangroves urbaines mardi 14 mars - 19h30
Rencontre autour de « Mangroves urbaines - du métro à la ville - Paris Montréal Singapour » de David Mangin.
Fascinés par les différents niveaux que les villes peuvent avoir David Mangin et Marion Girodo avec Seura architectes ont étudié ce qu’ils nomment les mangroves urbaines - à l’image de ce milieu naturel tropical. Dans un livre qu’ils ont richement illustré et conçu, les urbanistes analysent les relations entre les réseaux de transport souterrains et la ville de surface à Paris, Montréal et Singapour.
Librairie Volume - 47 rue Notre Dame de Nazareth - Paris 3 (M° Strasbourg St-Denis)
La Toge et le Palium mardi 14 mars - 18h/20h
Conférence publique de l’IFM par Emmanuelle Valette (Université Paris Diderot-Paris 7)
Attribut du citoyen de Rome, la toge, ce vêtement drapé sans couture, est bien connue des amateurs de péplums. Le vêtement est indissociable des gestes, des attitudes, des mouvements de celui qui le porte et des espaces dans lequel il est porté. Et si, à Rome, le vêtement est un attribut statutaire, il est aussi un indice de la moralité du citoyen…
Sur inscription : http://www.ifm-paris.com/fr/ifm/mod… - 5€ de frais de participation
IFM - 34 quai d’Austerlitz - Paris 13 (M° Gare d’Austerlitz)
Destockage Design mercredi 15/samedi 18 mars - 10h/19h
Les plus belles pièces du design à prix outlet (mobilier, luminaires, tapis, accessoires, bureau…).
Nocturne jeudi 16 mars > 21h.
Design outlet - 4/8 quai de Seine - St-Ouen 93 (M° Mairie de St-Ouen)
Printemps de papier jeudi 16 mars - 08h30/12h
Allez célébrer le printemps avec Procédés Chénel, architectures de papiers, autour d’un café.
PCI - 70 rue Jean Bleuzen - Vanves 92 (M° Malakoff-Plateau de Vanves)
Solo Show mercredi 15 mars - 19h/21h
Vernissage « Solo Show : Édouard Buzon » (15-03/15-04) en présence de l’artiste et autour des fameux cocktails d’Alexandra.
Ses paysages urbains trouvent un second souffle de vie à travers une laque puissante et lumineuse. L’artiste présentera un clip vidéo réalisé dans son atelier, ainsi qu’une édition inédite.
Galerie Envie d’Art - 4 av. Bugeaud - Paris 16 (M° Victor Hugo)
Studioparisien jeudi 16 mars - 09h/11h
Studioparisien, duo d’architectes et designers, signe l’architecture d’intérieur du nouvel établissement du Groupe Black Code, Yoko.
Petit-déjeuner Presse pour découvrir le nouveau lieu de la gastronomie nippone.
Yoko - 3 rue de la Bourse - Paris 2 (M° Bourse)
Spazio Tattile jeudi 16 mars - 18h
Vernissage de l’exposition « Spazio Tattile, appartement d’un collectionneur » (17-03/21-04).
Les arts décoratifs Italiens sont à l’honneur à la Galerie Italienne. Connu pour son goût éclairé pour les arts décoratifs et les maîtres modernes Italiens Monsieur X. a consacré sa vie à construire, avec une discrétion égale à son discernement, une collection riche et singulière dans le paysage de l’art contemporain.
Aux meubles de Gio Ponti et Carlo de Carli, se mêlent les toiles d’Alighiero Boetti, les objets orientaux voisinent avec un cabinet de curiosité vénitien du XVIIIè siècle. Adeptes du minimalisme : s’abstenir. Bienvenue chez le génial Monsieur X., rigoureux défenseur du maximalisme éclairé !
Galerie Italienne - 15 rue du Louvre - Paris 1 (M° Louvre Rivoli)
Graine de Design jeudi 16 mars - 18h
Cocktail vernissage de l’exposition « Graine de Design - 1 exposition, 6 écoles, 35 projets » (14-03/14-04).
La découverte des jeunes talents est un des rôles du VIA. Renouant avec les écoles, le VIA souhaite mettre en avant leurs jeunes talents prometteurs, signe de pluralité et de créativité. Ainsi l’exposition valorise la diversité des approches en accueillant six écoles de design différentes, de Paris, comme de province, privées comme publiques.
Galerie VIA - 120 av. Ledru Rollin - Paris 11 (M° Ledru Rollin)
Une promesse de paradis jeudi 16 mars - 18h30
Séverine Redon, fondatrice de la Villa Rose et Gilbert Kann, spécialiste des arts décoratifs, invitent à découvrir en avant-première du Salon du Meuble de Milan, les pièces de Giacomo Balla, éditées en série limitée dans les années 70 par Dino Gavina.
Journée Presse 09h30/16h.
Cocktail sur invitation.
La Villa Rose - 84 rue d’Amsterdam - Paris 9 (M° Liège)
Édition Polux jeudi 16 mars - 19h
Vernissage d’Édition Polux (11-03/02-04). Luminaires, dont de belles suspensions vintage remixées.
Accueil Presse à partir de 13h.
Galerie L’Antichambre - 6 rue Pastourelle - Paris 3 (M° Fille du Calvaire)
Up on Through jeudi 16 mars - 19h/22h
Pour son retour à la Galerie Wallworks, Rime débarque de New York à Paris pour investir les lieux transformés pour l’occasion en laboratoire. Toujours en quête de sensations et d’expérimentations plastiques, Rime peint aujourd’hui avec de nouveaux outils (pulvérisateurs insecticides et extincteurs d’incendie) qui renforcent la dimension de violence contenue de son style.
Vernissage de l’exposition « Up on Through » (17-03/13-05).
Galerie Wallworks - 4 rue Martel - Paris 10 (M° Bonne Nouvelle)
Institut de l’environnement jeudi 16 mars - 19h30
Rencontre autour de l’ouvrage « L’institut de l’Environnement : Une École décloisonnée » / urbanisme, architecture, design, communication de Tony Côme.
C’est en 1968, alors que la Hochschule für Gestaltung d’Ulm, école mythique héritière du Bauhaus, est menacée de fermeture, que l’idée de son transfert à Paris émerge.
C’est sous la houlette de Claude Schnaidt, dernier vice-recteur de l’école d’Ulm, que l’idée d’un « Institut de l’environnement » sur le modèle pédagogique du College of Environmental Design de Berkeley prend forme. Le bâtiment expressément élaboré par Robert Joly et Jean Prouvé est inauguré à peine deux années plus tard, rue Érasme.
Ce temple de la fertilisation croisée, ce laboratoire pédagogique giron de la recherche en design en France fut pourtant démantelé dès l’été 1971, reconfiguré en un centre de recherche spécialisé, cloisonné. Le « bâtiment Érasme » fut finalement récupéré par l’ENSAD en 1975 et détruit à la fin des années 1990 - malgré un intéressant projet de réhabilitation esquissé par Roger Tallon.
Fruit d’une longue enquête, nourrie par des documents d’archives inédits ainsi que par de nombreux entretiens avec d’anciens acteurs de l’Institut de l’Environnement, ce projet éditorial se propose de revenir en détail sur l’histoire de cette expérience institutionnelle exceptionnelle mais à présent oubliée.
Librairie Volume - 47 rue Notre Dame de Nazareth - Paris 3 (M° Strasbourg St-Denis)
¿Adónde ? vendredi 17/samedi 18 mars - 12h/19h
Vente d’usine annuelle ¿adónde ? 2017 - 5e édition.
À vous les objets et prototypes à prix mini ! Apéro dès 18h vendredi soir.
Showroom ¿adónde ? - 8 ter rue Affre - Paris 18 (M° La Chapelle)
Frankenstein vendredi 17 mars - 19h30
Rencontre autour du calendrier « Le Frankenstein de l’Île de Nantes », un calendrier original et inédit imaginé et réalisé par Anne Mie Depuydt, architecte urbaniste de l’agence uapS, et Jean Marc Ballée, graphiste.
Il témoigne, en 365 jours, de six années de stratégie urbaine correspondant à la deuxième phase d’aménagement de l’île de Nantes (2010-2016), territoire en mutation et vaste terrain d’expérimentations de 350 ha depuis la fermeture de son chantier naval en 1989. Ce calendrier, fil rouge du projet à cette période, s’active le 26 mars 2017.
Le calendrier s’attache avant tout à raconter et à illustrer, de manière simple et créative, le processus de transformation et de fabrication de la ville de Nantes à cette période, ramenant l’échelle et la complexité intrinsèque du vaste projet urbain à une échelle de rue, bien plus intime et compréhensible.
Librairie Volume - 47 rue Notre Dame de Nazareth - Paris 3 (M° Strasbourg St-Denis)
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Aurore Bourdier, Directrice Artistique, Conception Graphique, www.aurorebourdier.com Marie Alhomme, Intégratrice HTML/CSS/JS, Spécialisée en Accessibilité, www.pouipouidesign.net/accueil Jacques Pyrat, Développement web SPIP, Développement web SPIP, www.pyrat.net
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